daphne, une énergie qui ne s'éteint pas

Première étape de la délégation de MTL connecte : daphne, le premier centre d'art autochtone autogéré de Montréal. Un lieu fondé par des artistes, pour des artistes, et une énergie qui m'a porté pour le reste du voyage.

L'arche de daphne, en néon, dans la galerie
L'arche de daphne, en néon, dans la galerie

Mercredi 14 octobre, 9 h 15. La délégation internationale de MTL connecte commence sa journée au 5425, avenue Casgrain, à Tiohtià:ke/Montréal, chez daphne.

Je suis reparti de là transporté. On y sent une énergie vitale, celle des Premières Nations et de celles et ceux qui s’en revendiquent, qui ne disparaîtra jamais, et qui continue de pousser et de faire avancer les manières de s’exprimer. Commencer le voyage par ce lieu, c’était en donner le ton.

Un centre fait par des artistes

daphne est un centre d’art autochtone autogéré, sans but lucratif, « voué à la promotion d’artistes autochtones émergent·e·s, à mi-carrière et réputé·e·s ». Il est né d’une vision partagée depuis longtemps par des artistes autochtones de Montréal : un centre géré par des artistes, façonné par les valeurs, les protocoles et les relations autochtones.

Il a été fondé le 1er avril 2019 par les artistes kanien’kehá:ka et anishinaabe Hannah Claus, Skawennati, Nadia Myre et Caroline Monnet. Il porte le nom de l’artiste anishinaabe Daphne Odjig, dont le travail pour les communautés continue d’inspirer, et il est guidé par l’Ohén:ton Karihwatéhkwen kanien’kehá:ka et les enseignements des grands-parents anishinaabe.

La vitrine de daphne, avenue Casgrain

Un parcours

Depuis son ouverture en 2021, et jusqu’en 2025 : 24 expositions, 37 artistes, 20 conférences d’artistes, 15 ateliers, 12 résidences d’artistes, 11 commissaires, 12 stages. Une programmation qui déborde des murs de la galerie, avec des initiatives communautaires et des événements publics, et qui s’étend désormais jusqu’en Aotearoa (Nouvelle-Zélande), au Royaume-Uni et en France.

daphne veut favoriser « une culture de paix » par des échanges critiques et respectueux, entre Autochtones et allochtones. Ses priorités disent tout : la souveraineté artistique, la continuité culturelle, la solidarité communautaire. Ça résonne avec ce que je cherche à construire en Martinique, avec des archives qui restent à celles et ceux qui les font.

Lori Beavis

Lori Beavis dirige daphne. Elle est aussi commissaire indépendante, éducatrice et historienne de l’art. C’est elle qui nous a reçus.

Lori Beavis, directrice de daphne

En ce moment

Deux expositions sont présentées jusqu’au 18 décembre 2026 : Prenons soin de Carrie Allison, et La Femme du Ciel est partout autour de nous de Shelley Niro. J’y reviendrai dans deux articles, un par artiste.

Du lundi au samedi, de 12 h à 17 h, au 5425, avenue Casgrain, local 103. Suivre daphne sur Instagram.

Merci

À Lori Beavis, qui nous a reçus. À l’équipe de daphne, Amanda Ibarra et Noé Elbaz, et à son conseil d’administration : Caroline Monnet, Hannah Claus, Jobena Petonoquot, Michelle McGeough, Nadia Myre et Skawennati.

daphne est soutenu par le Conseil des arts de Montréal, le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des arts du Canada.

Le site de daphne →

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